Une découverte fait naître l’espoir d’une thérapie mieux ciblée chez des millions de personnes souffrant de MII.

En 2006, une équipe de chercheurs au Canada et aux États-Unis ont réalisé une étude d’association conçue pour explorer les effets que les gènes ont les uns sur les autres. Le balayage des gènes a mené à une découverte inattendue – un lien de protection solide entre un gène (IL23R) sur le chromosome 1p31 et la maladie de Crohn.

Tel qu’il a été rapporté dans Science Express, la version en ligne du journal Science, pour identifier d’autres gènes associés avec les MII, l’équipe internationale de chercheurs a fait le balayage du génome chez près de 3 000 personnes atteintes d’une maladie inflammatoire de l’intestin et 1 000 personnes ne souffrant pas de MII afin de repérer toutes similarités et différences.

Une variation du code génétique peu commune (rs11209026, c.1142G>A, p.Arg381Gln) accorde une grande protection contre la maladie de Crohn. D’autres variations sur IL23R révèlent également une association avec la MII. Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles recherches portant sur les traitements par rapport à ces constatations, et encourage à mettre l’accent sur la génétique de ce qui nous maintient en santé plutôt que sur la génétique de ce qui nous rend malade.

Les facteurs génétiques jouent un rôle important dans l’apparition des maladies inflammatoires de l’intestin. Certaines variations génétiques sont connues aujourd’hui, dont une incidence plus élevée de la maladie chez les Juifs ashkénazes, une incidence de cas familiaux plus élevée et le fait que des jumeaux monozygotes (vrais jumeaux) sont plus susceptibles d’avoir la même maladie ou de n’avoir aucune maladie alors que ce n’est pas le cas chez les jumeaux dizygotes (faux jumeaux). Des études génétiques antérieures ont associé les MII à plusieurs variations; alors que la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse ont certaines choses en commun, elles sont très différentes à de nombreux égards, et d’autres études génétiques pourraient aider à jeter de la lumière sur les données particulières des variations.


Publié pour la première fois dans le bulletin The Inside Tract® numéro 158 – 2006