En coulisse chez Amgen

© Amgen

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Bien que la Société gastro-intestinale (SGI) se préoccupe surtout de conscientisation, d’éducation et de défense des droits des patients, son organisme de bienfaisance sœur, la Société canadienne de recherche intestinale, a versé plus d’un million de dollars en soutien à des projets de recherche. Une activité de collecte de fonds de grande envergure, tel qu’un marcheton, un marathon de golf ou un gala, peut amasser plusieurs milliers de dollars, et pourtant, cela peut sembler n’être qu’une goutte dans l’océan de la recherche. Pourquoi la recherche médicale coûte-t-elle si cher?

Il faut considérer les étapes – et le coût – qui séparent l’idée novatrice et la prescription d’un médicament ou d’une thérapie susceptibles de changer la donne des patients qui en profiteront. En tout, il faut entre 10 et 15 ans ainsi qu’un milliard de dollars pour qu’une seule innovation atteigne la tablette d’une pharmacie!

En compagnie d’une poignée d’autres professionnels de la santé et de quelques politiciens de la Colombie-Britannique triés sur le volet, j’ai récemment eu le bonheur de visiter le centre de recherche d’Amgen à Burnaby en C.-B. Mes collègues et moi sommes allés directement au cœur du complexe, vêtus d’un sarrau et portant des lunettes protectrices comme le font quotidiennement les scientifiques en laboratoire. Nous avons vu les machines, les processus et l’infrastructure de ce laboratoire actif, aménagé sur mesure et à la fine pointe du progrès. Cette installation particulière d’Amgen – l’entreprise exploite des centres de recherche aux quatre coins du monde – se spécialise dans la découverte et le développement d’anticorps utilisés en thérapeutique humaine. Les médecins utilisent ce type de médicaments pour traiter le cancer, les maladies du rein, la polyarthrite rhumatoïde, les maladies des os et d’autres maladies graves. Chaque année, des dizaines de milliers de Canadiens se servent des médicaments d’Amgen. (Amgen n’a pas de produits correspondants au domaine de soins de la SGI et ne finance pas celle-ci. Cet article est offert dans un but d’information générale étant donné que d’autres entreprises fabriquent de manière semblable des médicaments biologiques ciblant la maladie inflammatoire de l’intestin.)

Les chercheurs découvrent parfois des thérapies novatrices alors qu’ils étudient une affection différente, mais apparentée, ou travaillent en visant des objectifs thérapeutiques précis, multipliant les expériences jusqu’à ce qu’ils trouvent un nouveau traitement pour une affection précise. Dès lors, l’entreprise s’affaire à tester et à perfectionner le traitement pendant plusieurs années par le biais d’essais cliniques variés. Le déroulement de ces derniers s’accompagne toujours du risque qu’une excellente idée n’aboutisse pas et que l’inventeur doive recommencer du début, après avoir investi des millions de dollars. Mais les échecs sont une étape importante du processus. Un médicament sans effet sur une maladie pourrait agir sur une autre, et l’échec permet habituellement de mieux comprendre scientifiquement la nature d’une maladie ou la manière dont fonctionne un médicament donné, contribuant aux futures innovations.

Le centre de Burnaby emploie plus de 75 chercheurs scientifiques, employés de soutien et représentants sur le terrain. Comme les autres compagnies pharmaceutiques, Amgen cherche à améliorer notre compréhension des causes sous-jacentes de la maladie, tout en développant de nouvelles thérapies éventuelles. Elle mène un grand nombre d’essais cliniques au sein d’institutions de recherche de premier plan, d’hôpitaux et de cliniques dans tout le Canada. Environ 2 000 patients canadiens participent à sa soixantaine d’essais en cours. Une fois qu’un médicament a franchi tous les essais cliniques requis, la compagnie pharmaceutique doit prouver aux organismes gouvernementaux à l’aide de ses données de recherche que le médicament est sûr et qu’il répond aux besoins des patients. Après qu’il a été approuvé, une compagnie dispose de huit ou dix ans d’exclusivité commerciale avant qu’une compagnie générique ait le droit légal de copier et de profiter d’un médicament tenu pour équivalent médical de celui que la compagnie pharmaceutique a développé à coups de millions de dollars. Notons que les médicaments biologiques n’ont pas d’équivalents « génériques », car leur processus de fabrication est trop complexe pour être reproduit avec précision. Si vous désirez en apprendre plus sur le sujet, vous pouvez lire notre article sur les produits biologiques ultérieurs.

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La disponibilité du médicament pour les patients qui en ont besoin peut encore être retardée, car chaque compétence provinciale ou territoriale et plusieurs compétences fédérales (régimes publics d’assurance maladie) prennent toutes le temps de réviser le rapport coût-retombées du médicament avant de l’ajouter au formulaire public. Les régimes privés d’assurance médicaments prennent aussi le temps de décider s’ils vont couvrir le médicament. Pour les patients, cela retarde leur accès au médicament; pour la compagnie, cela réduit la période de protection de son brevet pendant laquelle elle tentera de récupérer les millions investis dans le processus de découverte.

En plus de mettre au point des médicaments, Amgen cherche à attirer de jeunes et brillants esprits dans les sciences en aidant les éducateurs à être plus efficaces et en facilitant l’accès aux ressources scientifiques pour les enseignants, les étudiants et la communauté. Elle donne aux futurs chercheurs l’occasion d’acquérir de l’expérience de travail en participant activement à des programmes d’éducation coopérative et à d’autres initiatives d’éducation scientifique ou de mentorat. Bon nombre des innovations de recherche brevetées d’Amgen ont pris naissance en Colombie-Britannique, témoignant du remarquable talent des scientifiques qui ont été formés dans cette province et qui continuent d’y travailler.

La société Amgen mène de stimulantes recherches scientifiques sur les médicaments biologiques, lesquels ont le potentiel de révolutionner nos façons de combattre la maladie et de promouvoir la santé. Elle œuvre aussi en partenariat avec de nombreux organismes canadiens de pointe (organismes gouvernementaux, de soins de santé et de recherche, établissements d’enseignement et associations de patients) pour améliorer la santé et le bien-être des patients atteints d’une maladie grave.


Gail Attara, Présidente et directrice générale, Société gastro-intestinale
Publié pour la première fois dans le bulletin Du coeur au ventreMC numéro 185 – 2013