Quel que soit le nombre de professionnels de la santé qui participent aux soins d’un patient, la responsabilité principale de la gestion d’un problème de santé chronique appartient toujours au patient (ou à la personne soignante). Il est difficile d’assumer avec succès cette lourde responsabilité sans l’aide d’un solide réseau de soutien. Certains patients trouvent utile de rencontrer d’autres personnes qui souffrent du même problème de santé. Cela dit, depuis plus de trente-cinq ans déjà, nous offrons des groupes de soutien pour des maladies précises dont les participants se réunissent en personne. De nombreux membres de ces groupes trouvent que les conseils et le soutien offerts entre pairs inspirent la confiance et un sentiment de contrôle par rapport à leur santé.

La Société gastro-intestinale (GI) a récemment effectué un sondage national en vue de déterminer ce que recherchent dans un groupe de soutien les patients souffrant d’une maladie GI ou hépatique. Nous avons questionné les répondants sur le type de rencontre qu’ils préféraient, sur le milieu qui leur semblait idéal pour les rencontres, sur la taille et la diversité appropriées du groupe de soutien et sur la fréquence à laquelle le groupe devrait se réunir.

En tout, 90 personnes ont participé au sondage. Curieusement, bien que nous vivions aujourd’hui dans un monde dominé par la technologie, la majorité des répondants (soit 80 d’entre eux) préfèrent un groupe de soutien qui se réunit en personne plutôt qu’un groupe contrôlé, tenu en ligne. Comme lieu de rencontre, c’est le centre communautaire qui a reçu le plus de votes, suivi par un hôpital. La date, l’heure et l’emplacement géographique d’une rencontre constituent les facteurs clés dans la décision d’une personne de participer à un groupe de soutien. Pour la majorité des répondants, le début de la semaine (du lundi au mercredi) représente le meilleur moment pour tenir une rencontre. De même, plus de la moitié des répondants préfèrent que les rencontres aient lieu après 19 h. La majorité des répondants aimeraient voir une combinaison de formats, y compris des rencontres ouvertes et souples, des réunions structurées avec des sujets préétablis à aborder et des présentations de la part de professionnels médicaux sur des sujets pertinents. La majorité des répondants n’aiment pas les réunions sans aucune structure. Lorsque nous avons demandé aux répondants à quelle fréquence ils participeraient à un groupe de soutien, leurs réponses étaient assez partagées, avec les plus populaires comme suit : une fois par mois (38 %); une fois tous les trois mois (23 %); une fois tous les six mois (21 %).

La majorité des répondants s’entendent pour dire qu’un mélange de personnes d’âge différent serait bénéfique pour le groupe ou que l’âge des participants n’a aucune importance. Toutefois, 15 répondants ont indiqué qu’ils préféreraient qu’on limite la participation au groupe à des personnes d’âge semblable. Curieusement, malgré la préférence généralisée pour un groupe de soutien qui se réunit en personne, 76 répondants (soit un retentissant 84 %) préfèrent qu’on les informe d’une rencontre à venir au moyen d’un avis électronique plutôt que d’un appel téléphonique ou d’un avis par la poste.

La Société GI remercie toutes les personnes qui ont participé à ce sondage. Nous apprécions fortement votre rétroaction et nous tiendrons compte de vos réponses dans nos efforts pour améliorer nos groupes de soutien existants et pour mettre sur pied de nouveaux groupes un peu partout dans le pays.

 

Nous recherchons des animateurs!

Aimez-vous interagir avec d’autres personnes? Savez-vous bien écouter? Savez-vous comment empêcher une conversation de s’écarter du sujet? Peut-être souffrez-vous d’une maladie digestive et aimeriez rencontrer d’autres personnes dans votre région qui souffrent des mêmes problèmes de santé? Nous sommes à la recherche d’animateurs bénévoles pour tenir des groupes de soutien un peu partout dans le pays pour les personnes souffrant d’une maladie GI ou hépatique. Vous trouverez ci-dessous une brève description des tâches de ces postes bénévoles.

Animer les rencontres (9 ou 10 rencontres par année, de 1,5 heure chacune)

  • Aider à réserver un lieu de rencontre approprié.
  • Aider à l’annonce des rencontres des groupes de soutien.
  • Fournir une rétroaction régulière à la Société GI relativement aux besoins et aux attentes du groupe de soutien.
  • Accueillir les participants.
  • Distribuer les dépliants et le matériel éducatif de la Société GI.
  • Contrôler la discussion du groupe pour l’empêcher de s’écarter du sujet.
  • Garantir un milieu sécuritaire, positif et accueillant.

Si vous désirez nous aider à organiser un groupe de soutien dans votre région, veuillez communiquer avec nous dès aujourd’hui.

L’animation ne vous intéresse pas, mais vous désirez tout de même participer à un groupe de soutien? Dites-le-nous afin que nous puissions évaluer le niveau d’intérêt pour des groupes de soutien partout dans le pays.


Publié pour la première fois dans le bulletin Du coeur au ventreMC numéro 184 – 2012