MONTRÉAL (QUÉBEC), LE MERCREDI 28 AOÛT 2013 – Selon une étude publiée aujourd’hui par le Canadian Health Policy Institute (CHPI), la politique malavisée annoncée par le ministre Hébert en mars dernier entraînera des coûts considérables pour le ministère de la Santé et des Services sociaux. À compter du 1er octobre, le remboursement des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), médicament utilisé dans le traitement de maladies comme le reflux gastro œsophagien pathologique et les ulcères d’estomac, plafonnera à 0,55 $ par comprimé. Ce montant est inférieur au prix de plusieurs produits couramment utilisés.

L’étude du CHPI prévoit que cette politique pourrait occasionner des coûts additionnels de l’ordre de 49,8 M$ pour le système de santé, et que ces coûts pourraient même atteindre 162 M$. Elle repose sur une comparaison de la politique adoptée au Québec et d’une politique semblable mise en œuvre en Colombie-Britannique. Or, selon la plus vaste étude jamais menée au Canada sur les conséquences concrètes d’un changement de traitement dans cette classe de médicaments, la politique adoptée en Colombie-Britannique a entraîné une augmentation prouvée des coûts pour le système de santé dans cette province.

« Avec la mise sur pied de cette politique, en octobre, le gouvernement du Québec pourrait causer des problèmes importants aux patients souffrant de troubles digestifs », a déclaré Gary Fabian, directeur général, Société gastro-intestinale. « Il pourrait exposer jusqu’à 200 000 patients à un risque en les obligeant à changer de médicament pour éviter d’avoir à payer des coûts plus élevés pour leur traitement. Ce qui nous préoccupe dans cette nouvelle substitution coûteuse, ce n’est pas la substitution des versions génériques. C’est l’aspect de cette politique en vertu duquel les patients seront forcés, pour des raisons économiques, de changer de médicament pour un autre qui n’est pas bioéquivalent. » Qui veut que son traitement lui soit prescrit par un bureaucrate plutôt que par un médecin?

Dans son annonce, le ministre prétend que cette mesure entraînera des économies. La Société gastro intestinale estime pour sa part que le gouvernement n’a pas pris en compte les coûts additionnels qui découleraient d’une telle politique. Parmi ces coûts figurent ceux associés aux consultations médicales et aux visites à l’urgence, aux nouveaux examens médicaux et aux analyses de laboratoire. En somme, le calcul des économies prévues ne tient pas compte des coûts collatéraux de cette politique pour le système de santé et les patients eux-mêmes. « Nous trouvons très inquiétante la perspective que le Québec subisse des pertes économiques par suite de l’adoption d’une politique envisagée dans une optique à court terme. Nous devons agir dès maintenant pour empêcher sa mise en œuvre. »
 

À propos de la Société gastro-intestinale (Société GI)

À titre de chef de file canadien fournissant des renseignements fiables et fondés sur des données probantes pour tout ce qui porte sur le tractus gastro-intestinal, la Société GI s’engage à améliorer la vie des personnes atteintes d’affections gastro-intestinales et hépatiques, à appuyer la recherche, à préconiser l’accès adéquat des patients aux soins de santé et à promouvoir la santé gastro-intestinale et la santé hépatique.
 

Pour information :

Gary Fabian | Directeur général du Québec et Canada atlantique, Société gastro-intestinale
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